"Alors les Jumelles en fait vous étiez quoi, plus... littéraires?"
Jean-Luc Delarue, Ça se discute 2008.
Les Jumelles Ever and Ever : The torture never stop
"c'est normal, on est jumelles"

Oh un article de la sitcomologie sur les Jumelles !
Toute sitcom pour adolescent qui se respecte se doit d'avoir dans ses personnages un freak, c'est à dire une créature à part à
qui l'on pourra tout faire, et qui doit en théorie engendrer des situations comiques.
C'est le cas ici avec les Jumelles Ever, Christine et Stéphanie, qui incarnent dans Premiers Baisers les deux
meilleures amies de Debbie, Suzy et Suzon.
L'idée de mettre de vraies Jumelles dans la sitcom phare s'inspire en fait d'une autre sitcom, le Miel et les Abeilles,
dans laquelle sévissent les frères Noël. Jean-Luc Azoulay décide donc, comme, il en a l'habitude de s'autoplagier et intègre sans vaseline Christine et Stéphanie dans la bande de Justine. Rébecca
Dreyfus, qui doit remplacer Camille Raymond en tant que cousine est ainsi accompagnée de deux Jumelles, annoncées comme des "canons" et des "rigolotes". C'est pourquoi dès leur
arrivée, les gags et comique de situation sur le fait d'être Jumelles s'enchainent, non sans lourdeur, toujours ponctués par un "c'est normal, on est jumelles".
"Suzon = bouton"
Fabien Remblier dans son livre témoignage (1) nous raconte les débuts poussifs des Ever :
"Les Jumelles, que nous surnommions les "sœurs meringues" à cause de leur coiffure étaient américaines. Presque parfaitement identiques, il nous fut difficile de les différencier pendant
longtemps. Nous mélangions les prénoms de la série et leur vrai prénom. Puis vint le moyen mnémotechnique très simple pour savoir qui était Suzy et qui était Suzon:
"Suzy = i = Christine à cause des deux i"
"Suzon = Stéphanie".
Restait à les différencier physiquement. Une longue observation permit de découvrir que l'une des deux avait un grain de beauté un peu gros sur le visage. Et pour tout le monde la solution était
trouvée :
"Suzon = bouton", donc "Suzon = Stéphanie".

Isa face aux deux photocopies.
En effet, les blagues sur les Jumelles surviennent à chaque épisode. Stéphanie en rigole encore aujourd'hui : "Sur le
plateau, on s'amusait beaucoup et on ne pouvait s'empêcher de faire des blagues. Une fois on a échangé notre place et personne ne s'en est rendu compte!"
C'est normal, elles sont jumelles.
Mais il faut avouer qu'elles étaient poussées par Jean-Luc Azoulay lui-même, comme le rappelle Fabien Remblier : "JLA s'est
beaucoup amusé avec les Jumelles. Il adorait les faire parler ensemble, la première commençant une phrase, la seconde la terminant. Bien évidemment, sur le papier, ce type d'effet peut être
drôle, mais à tourner au quotidien, c'est déjà moins évident. S'ajoutait à cela les problèmes de maîtrise du français et l'effet tombait à plat un coup sur deux."
"Il voulait nous apprendre le français, mais moi j'ai fait un blocage, je refusais de
comprendre"
Il est vrai que les Jumelles ne sont pas vraiment pas aidées par le fait d'être étrangères. Stéphanie raconte comment elles sont
arrivées en France : "En fait, notre père est né à Toulon et s'est installé en Floride à l'âge de 20 ans. Il voulait nous apprendre le français, mais moi j'ai fait un blocage, je refusais de
comprendre (...). Puis nous étions inscrites à l'Université de New-York, mais ça devenait vraiment trop cher pour notre père. Alors nous sommes venues en France pour 6 mois, le temps d'apprendre
à parler français et de prendre des cours de théâtre." (2)
L'amour de la comédie est ainsi bien réel chez les Jumelles, ce qui leur a donné une expérience non négligeable avant de tourner
la sitcom : "A Miami nous habitions à côté d'un théâtre. Dès qu'il y avait un rôle, nous nous présentions à l'audition. L'avantage d'être deux, c'est qu'on pouvait alors jouer en alternance,
l'une allait au théâtre pendant que l'autre allait à l'école."
C'est normal, elles sont jumelles.
Mais c'est au lycée que les Jumelles ont vraiment fait leurs débuts. Stéphanie se souvient : "Depuis l'âge de 15 ans, nous
faisons du théâtre. Nous avons commencé à tourner avec une troupe qui jouait uniquement avec les enfants. Ensuite nous avons monté une comédie musicale sur Cendrillon. C'est Christine qui avait
écrit les textes des chansons. Enfin je l'avais un peu aidée ! Déjà nous étions très connues à Miami, là où nous sommes nées. De cette expérience datent les premières lettres de nos fans !
Christine avait aussi écrit une série de sketchs au lycée international de Sophia-Antipolis où nous avons passé notre bac. Il nous fallait raconter la première guerre mondiale. Christine est
persuadée que grâce à nous de nombreux élèves ont eu une bonne note bac en histoire.
Dans tout le lycée, on nous appelait les "Twinkles" (les deux étoiles qui scintillent). Les profs nous appelaient toujours comme ça et non pas par nos vrais prénoms ! D'ailleurs sur notre
diplôme, notre pseudonyme est mentionné. On trouve ça génial!"
C'est normal, elles sont jumelles.
"Christine, c'est l'intellectuelle"
Si les historiens parmi les sitcomologues ont un doute concernant l'apport des Jumelles à une meilleure connaissance de
l'histoire, force est de constater que Christine est la meneuse. C'est d'ailleurs pour ça que Stéphanie parle de sa sœur en ces termes : "Christine, c'est l'intellectuelle ! (sic) Ses amis
sont très différents des miens. Ce sont tous des gens qui étaient avec nous au Cours Simon. Je commence seulement à les apprécier! Christine se sent beaucoup plus comédienne que moi. Elle est
vraiment faite pour le théâtre et se voit parfaitement jouer de grands rôles classiques. Au cous Simon, elle était déjà la spécialiste de Musset, Racine... Et son copain, c'est un comédien qui
rêve de devenir metteur en scène. Elle n'aime que les personnages tragiques et les pièces dramatiques, alors que dans la vie je crois qu'elle est beaucoup plus drôle que moi ! Christine a
toujours eu le goût de la scène."

C'est normal on est jumelles !
Les Jumelles ont donc un CV léger, mais sont pleines d'ambitions lorsqu'elles débarquent en France. Avant de tomber dans les
griffes de AB production, elles travaillent dans un cabaret parisien. Elles y font un double travail : elles chantent et elles servent les bières : "Pendant deux ans, toujours ensemble, on
s'est prises pour Madonna, Marilyn Monroe... sur la scène d'un cabaret parisien. C'était une expérience plutôt amusante mais aussi assez fatigante parce qu'on était en même temps serveuses.
Chanter, c'était génial mais servir pas top! On en avait assez alors on est parties." (3)
Arrivées lors d'un casting, les Jumelles n'ont pourtant failli jamais connaitre la joie de travailler dans la Maison du Bonheur
: "Au début quand on est arrivé au casting, on savait qu'ils cherchaient des jumelles. Mais la femme au téléphone nous a dit qu'on était trop âgé. Mais on leur a dit qu'on faisait jeune et on
est allé la voir." (4)
Si les sœurs Ever ont la chance de paraitre jeune et de ce fait de pouvoir incarner des adolescentes de 14 ans, elles ont un
autre désavantage : "Je me rappelle le premier jour, quand on a fait le casting, Monsieur Jean-Luc Azoulay nous a demandé si nous étions américaines. Il a trouvé ça dommage et nous a dit
qu'il allait nous rendre australiennes. Parce qu'il y avait déjà Rachelle dans la série Hélène et les Garçons, ça faisait trop américain, il fallait changer."
"il faut le reconnaitre, que les Jumelles ne sont finalement pas si belles que ça"
Les sitcomologues rajouteront que dans la continuation de l'histoire des Girard, inaugurée par l'arrivée d'Australie de Justine
(la nièce de Framboisier), les Jumelles se retrouvent australiennes. Ce qui franchement ne pose de problèmes à personne et surtout pas au public français. En réalité, on peut se demander ce que
représentait l'Australie dans l'esprit de JLA ? Probablement un pays bizarre que le public ne connaissait pas. Il faudra attendre Hartley Cœurs à Vif et les essais nucléaires de Chirac
pour dévoiler la culture de ce grand pays.
Ce qui peut confirmer l'hypothèse de la nature lointaine et fantasmée de l'Australie, c'est la folie qui va se dégager peu à peu
des Jumelles au fil des épisodes. Les Ever sont très mal habillées, même pour l'époque, et ne vont cesser de faire des références à leur pays, prétexte à des situations cocasses. Les Jumelles se
jettent sur tous les garçons, "parce que c'est comme ça qu'on fait en Australie", préparent des plats pseudo-traditionnels qui font vomir les autres, fabriquent des gris-gris que
"tout le monde possède en Australie"...etc.
C'est normal, elles sont jumelles.

Fucking ugly twins
Finalement, peut être lassé par cette avalanche de gags, et par, il faut le reconnaitre, le fait que les Jumelles ne sont
finalement pas si belles que ça, JLA décide de les virer de la série en compagnie de Rébecca Dreyfus lors du retour de Camille Raymond.
"Pour une fois on entendait quelque chose de nouveau chez AB"
Toutefois, les Jumelles ne résument pas à leur condition de Suzy et Suzon. Ce sont aussi des chanteuses, comme le note Fabien
Remblier : "Les Jumelles, comme les autres, chantaient. En fait, elles avaient même commencé à chanter avant de nous rejoindre et leur producteur flairant le bon coup en profita pour faire
sortir sur leur single sur l'un des labels d'AB. "Rose" fut le premier titre de l'album à sortir en single. Pour une fois on entendait quelque chose de nouveau chez AB."
Rose rose rose...
Cette nouveauté, c'est aussi et surtout que ce ne sont pas JLA et Gérard Salesses qui sont aux commandes. Le single Rose est
écrit par une personnalité mystérieuse et discrète de la chanson française, mais influente, Jay Alanski. (5) Ce producteur belge est notamment celui
qui a lancé Lio avec le célèbre tube Banana Split. D'ailleurs la chanson Rose aurait largement pu lui être destinée.
"d'ailleurs Michel Drucker a dit que Rose serait un tube"
Pour les Jumelles, Rose est l'aboutissement de leur plus grand rêve de jeunes filles et le début de folles espérances :
"Rose est le titre phare de l'album. Tout est rose, avec un dragon, des anges en or jettent des pétales de rose. Il est très coloré et romantique, et nous sommes habillées par Chantal
Thomass. Le rose est une couleur que nous aimons beaucoup. C'est une couleur flatteuse et qui représente l'espoir. Tous les copains qui ont vu le clip ont adoré cette "ambiance rose". Ce fut
beaucoup de travail, mais très excitant à faire (...), d'ailleurs Michel Drucker a dit que Rose serait un tube". (6)
C'est normal, c'est Michel Drucker.
Le problème reste que le single des Jumelles passe relativement inaperçu, comme le rappelle l'auteur des Années Sitcom : "Le
succès commercial ne fut pas au rendez-vous. Leur promo se limita à quelques passages télé, l'essentiel ayant lieu dans le Club Do et au Jacky Show."

ça fout la trouille hein ?

Contrairement aux apparences, ceci est un live dans les Années fac pour fêter le retour de Jérôme de l'hôpital. Le
pauvre.
Pourtant un deuxième album vit le jour, cette fois-ci sous l'égide de JLA qui entendait surement reprendre le dossier en main.
Les Jumelles font ainsi parallèlement leur grand retour surprise dans Premiers Baisers. Elles ont grandi, et leur image aussi : "On est très contentes car notre rôle a évolué. On a
changé de look, on ne porte plus nos robes à pois ou à fleurs !On a aussi des copains et ça c'est plutôt bien ! Moi je sors avec Anthony et Suzon avec Fabien, mais ce n'est pas pour toujours ! On
fait des tests pour savoir qui embrasse le mieux. Dans la série on a enfin un appartement à nous et on gagne de l'argent en chantant. On fait des cadeaux à nos amoureux. La vraie vie quoi
!"
"deux garces perverses"
Il est vrai que les Jumelles sont un peu moins gamines que lors des débuts. Mais ce n'est pas pour autant que leurs personnages
gagnent en consistance ni en profondeur. Contrairement à ce qu'elles affirment, elles n'ont jamais eu leur propre appartement, mais squattent comme d'habitude chez les Girard. Si elles ont en
effet des petits amis, leurs relations se limitent à de violents bisous bouches serrées contre bouches serrées, comme pour mieux marquer le dégout ressenti par Anthony Dupray et Jérôme Fuselier.
De plus les gags n'évoluent pas, et les Jumelles s'amusent comme deux garces perverses, comme par exemple à échanger leurs copains respectifs lors de défis scabreux. Enfin on ne s'étendra pas sur
leur période "hippie", ni sur leur numéro de chant et de danse en compagnie d'Ary sous la "direction artistique" d'Annette.
C'est normal, elles sont jumelles.

On comprend pourquoi Azoulay les compare à la famille Adams...
Quoiqu'il en soit les Jumelles, malgré leurs échecs et leur nullité latente, gardent le moral et l'album qui sort va être censé
nous mettre "Un peu de bonheur dans nos têtes".
Les Jumelles racontent la genèse du disque, en commençant par la pochette : "On espère qu'il va mettre un peu de soleil dans
l'hiver. Je crois que ce disque est à l'image de sa pochette, printanier. Nous sommes très contentes de cette photo, même si la séance a été un peu longue. On a d'abord acheté des kilos de
marguerites avec Bertrand, notre agent. On préfère les tulipes, mais ce n'était pas la saison ! Arrivés au studio-photo, nous avons dû couper chacune des tiges, ensuite nous nous sommes allongés
par terre. Le plus dur a été de ne pas bouger ! Je ne sais pas si j'aimerais recommencer ! (...), l'histoire du disque est aussi l'histoire d'une rencontre très sympa : Emmanuel. C'est un ami de
Valérie Malignon, Marie dans le Miel et les Abeilles. Nous nous sommes vus au spectacle d'Hélène, l'hiver dernier au Zénith. Le courant est tout de suite passé entre nous et voilà. C'est super.
Les mélodies nous plaisent autant que les paroles. C'est dans un style totalement 70's, une musique qui nous correspond parfaitement."
"lorsque nous écrivions en français, cela donnait un texte plat, à la limite du bêta"
Toutefois le succès n'est encore une fois pas au rendez-vous. Pourtant, avec une chanson comme Seuls les Bonbons
Mentent, single présent dans la légendaire compilation Génération AB, on ne comprend pas pourquoi. Peut être que les Jumelles avaient un début de réponse, sans vraiment sans rendre
compte : "Nous nous sommes aperçues que lorsque nous écrivions en français, cela donnait un texte plat, à la limite du bêta ! Encore une fois, on remercie de tout cœur Emmanuel, qui a su
traduire exactement ce que nous voulions. C'est le rêve !"

Un petit peu de fausses notes aussi...
Un début d'explication surement. Mais un autre est celui des chorégraphies, honteusement bâclées sur chaque clip malgré les
déclarations optimistes des Jumelles : "Nos chansons bougent aussi et on ne peut pas rester aussi raides que des piquets derrière notre micro ! Alors on danse. On a beaucoup travaillé et à la
fin des cours, nous n'étions plus que des courbatures ambulantes !"
"se faire lyncher par le public, qui plus est norvégien"
C'est lors de la tournée en compagnie des autres "chanteurs AB" que les Jumelles connaissent les moments les plus difficiles de
leurs carrières de chanteuses. Faire la première partie d'Anthony Dupray, qui est lui-même la première partie de Christophe Rippert, lui même celle d'Hélène Rollès, est déjà une mission a priori
difficile. Mais se faire lyncher par le public, qui plus est norvégien, restera à jamais dans la mémoire des Jumelles lors de la tournée européenne du Jacky Show : "Pour nous, les 3 concerts
de Bergen ont été très différents de ce que nous avions vécu à Berçy et pendant la tournée. Le public ne nous connaissait absolument pas et il nous a reçu, le premier soir, avec une certaine
réserve. En plus nous pensions que c'était une très bonne idée de chanter "Da doo ron ron", puisque c'est le générique d'une émission très connue en Norvège. Eh bien nous nous étions trompées. Un
vrai flop ! Ils ne comprenaient rien car nous chantions trop vite (sic). On est sorties de scène au bord des larmes. Heureusement que le lendemain c'était mieux et le troisième soir aussi ! Nous
avons chanté plus lentement en mettant une point d'accent français dans notre anglais. Et tout le monde a chanté avec nous. Dès le lendemain, les gens nous demandaient des autographes dans les
rues de Bergen. Cette expérience nous a appris beaucoup de choses sur les réactions du public et sur nous-mêmes." (7)

Alors c'était bien la Norvège ?
"Jean-Luc devait considérer qu'elles étaient asexuées, tout comme il les considérait comme une seule
entité."

Dur dur les rateaux.
Avec la fin de Premiers Baisers, on peut se demander ce qu'allait faire JLA de ses Jumelles. Alors que de nombreux
téléspectateurs pensaient qu'elles allaient gentiment repartir en Floride, c'est tout le contraire qui va se passer. Fabien Remblier raconte sa version de l'histoire des Jumelles : "Tout
comme Annette, les Jumelles subirent à peu près tout ce qui est possible de faire subir sur une série pour ados. Tout sauf une chose. Lors du passage aux Années Fac, alors que tous les
personnages avaient dépassé le stade des bisous et que nous ne comptions plus les scènes de réveil à deux dans un lit qui suggéraient ce qui avait pu se passer avant, les Jumelles furent les
seules à ne pas avoir de petit ami. Jean-Luc devait considérer qu'elles étaient asexuées, tout comme il les considérait comme une seule entité."
Les propos de Fabien sont durs, mais exacts. Il est vrai que les Jumelles ont pu parfois avoir des petits amis, comme Marc et
Jean, mais elles sont la plupart du temps célibataires, ou mal accompagnées (Ary et Serge). Par contre, ce sont les seules à vraiment travailler, en tant que serveuses de l'Alfredo's
Café. Comme souvent avec JLA, la fiction rejoint la réalité et les Jumelles revivent à travers les Années Fac leur vraie vie d'avant les tournages AB. Et pour enfoncer le clou, JLA
prend un malin plaisir à montrer nos chères Jumelles exploitées par un patron qui ne connait apparemment pas les lois sociales françaises, et surtout manipulées par des producteurs véreux. Ainsi,
jamais les Jumelles ne connaissent la réussite, jamais elles n'ont de relations sérieuses, et se voient même virées de chez Alfredo's pendant un temps.

Les Jumelles avec Marc et Jean. On se limitera aux bisous... ouf !
Finalement, les Jumelles reviennent, et restent serveuses jusqu'à la fin de la série. JLA persiste dans les Années Bleues, car
on peut y voir dans un unique épisode les Jumelles jouer les serveuses dans le Cyber Café. A croire qu'elles ne pouvaient pas faire autre chose.
Peut être parce que tout simplement, elles sont jumelles.
"Des adolescents pouvaient être très agressifs, nous sortaient des gros mots, nous disaient : vous êtes des
débiles"
Au final, que retiennent les Jumelles de leur expérience chez AB ? Invitées par Jean-Luc Delarue dans l'émission Ça se
Discute, elles affirment tout d'abord que cette époque est très lointaine. Revoyant les photos de Premiers Baisers, elles affirment non sans mauvaise foi : "ça fait dix ans que j'ai pas
vu ça (sic), pas même pensé à ça (...), ça fait bizarre, c'est une autre vie, c'était il y a très loin".

Les Jumelles chez Delarue. Tiens, y aurait t-il pas eu un tit coup de bistouri depuis le temps ?
Mais les Jumelles affirment quand même en avoir gardé un bon souvenir, surtout vis-à-vis des fans, très jeunes à l'époque :
"Les enfants nous adoraient, surtout les petites filles. Elles nous amenaient des fleurs, venaient avec leurs copains".
Par contre, elles n'oublient pas le comportement de certains : "Des adolescents pouvaient être très agressifs, nous
sortaient des gros mots, nous disaient : vous êtes des débiles. Mais ça nous dérangeait pas, c'était une série, on savait que c'était juste des personnages. C'était vraiment pas moi. On avait 22
ans avec le premier épisode".
Lorsque Jean-Luc Delarue insiste sur la délicate question de l'image sitcom AB, les Jumelles assument : "On était au courant
que si on faisait des séries AB il y allait avoir des problèmes au niveau de notre image. Juste le fait d'être jumelles. On savait que jouer séparément, ça n'allait pas être pour tout de suite.
Mais on avait envie, ça nous a fait vraiment plaisir".
Aujourd'hui les Jumelles ont pris des chemins différents. Déjà à l'époque, Christine affirmait que : "La liberté pour moi,
c'est vivre sans Stéphanie".
Difficile d'être jumelles et de travailler ensemble, surtout dans la comédie. Désormais (8), Stéphanie vit à Levallois avec ses deux enfants et son mari, où ils tiennent ensemble un restaurant, "O Restaurant". Christine, elle est agent artistique à New-York,
elle s'occupe de comédiens pour des pubs et des voix off. Elle est maman d'un enfant.
Parce qu'elles sont jumelles.

Stéphanie Ever en 2008. The Boatox.
1- REMBLIER Fabien, Les Années sitcom, Mediacom, Paris, 2006
2- http://everandever.free.fr/
3- http://lesstarsab.free.fr/index.htm?/pbaisers/ever.htm
4- www.youtube.com/watch?v=UCQwxg5bSAs -
Les jumelles Suzy & Suzon : Dorothée Magazine n°173 / 5 Janvier 1993
5- http://www.evene.fr/celebre/biographie/jay-alansky-29960.php
6- http://heleneetlesgarcons.actifforum.com/les-acteurs-des-autres-series-ab-f19/articles-de-presse-divers-series-ab-t1055.htm?highlight=presse
7- Ils font chanter la Norvège : Téléclub Plus n°34 / Juin 1995
8- http://www.quesontilsdevenus.net/fiche,203.html