Dimanche 1 août 2010 7 01 /08 /Août /2010 04:13

« Certains morceaux méritent réellement d'être passés en radio »

Christophe Rippert

 

 

Juste ces mots : Dernier volet du triptyque rippertien

 

http://userserve-ak.last.fm/serve/252/42499467.jpg

Christophe Rippert, l'écorché vif d'AB.

 

« L'été dernier, quand je suis parti en vacances avec Bruno Le Millin, Roger Girard dans les Années Fac, nous avions évoqué idée de signer un texte ensemble. Ça s'est tellement bien passé que nous avons décidé de coécrire tout l'album. Au mois d'aout, Bruno arrivait tous les matins avec des croissants et nous nous installions pour travailler. Quand je suis seul, j'écris plutôt par terre, adossé au canapé. Avec Bruno nous nous mettions sur la table avec un stock de papier et des stylos. Et quand le texte nous convenait, je le saisissais par ordinateur. » (1)

 

Voilà comment Christophe Rippert présente son album à la presse lors de la sortie de son troisième album en 1996. Avec la collaboration du célèbre Monsieur Girard, qui avait déjà écrit pour François Rocquelin, Christophe souhaite offrir à ses fans qui le suivent depuis quatre ans, l'album de la maturité. Son complice lui apporte en effet l'expérience et le professionnalisme nécessaire à la réalisation de cet opus, baptisé simplement « Juste ces Mots » : « On avait décidé de tout se dire. De ne pas se satisfaire de l'à-peu-près. Bruno a beaucoup de rigueur. On a appris à se connaître, à rechercher le côté poétique, les mots les plus justes. Nous avons retravaillé chaque phrase, chaque texte. Les premiers textes n'ont plus rien à voir avec l'album tel qu'il a été enregistré. Par exemple, "Pourquoi" a été écrit quatre fois avant de nous plaire. Ça nous a pris deux mois et demi. Et ça en valait la peine ! »

 

vlcsnap-2010-03-24-00h40m42s25

Bruno Le Millin, l'homme de l'ombre. Fou ou génie ?

 

Christophe est donc un acharné du travail. Contrairement aux apparences, il y a beaucoup de travail derrière l'étiquettage AB Productions. Pour mieux comprendre l'obstination de Christophe dans la secteur de la chanson, il est nécessaire de revenir en arrière, avant l'enregistrement de son premier tube Un Amour de Vacances. C'est Fabien Remblier dans ses Années Sitcom qui raconte les débuts du Christophe chanteur : « Christophe n'avait qu'un rêve depuis le début de Premiers Baisers : chanter. Et depuis qu'Hélène avait enregistré un album, Christophe aurait fait n'importe quoi pour en faire autant. Nous en discutions souvent en allant dîner le soir après les tournages. Il faisait preuve d'une motivation sans limites, écrivant même des textes qu'il voulait soumettre le plus vite possible à Jean-Luc. » (2)

 

Mais à ce moment, le producteur n'avait pas envisagé que ses comédiens puissent devenir eux-mêmes chanteurs : « Christophe en avait parlé à plusieurs reprises au cours de dîners de prod, mais jamais Jean-Luc Azoulay n'avait relevé ses propos (…), au cours de l'un de ces dîners, peut-être grisé par le succès d'Hélène, et alors que Christophe renouvelait sa demande, Jean-Luc lança à la cantonade un "Qui serait intéressé par l'enregistrement d'un disque?" Avec les autres, je levais la main comme à l'école. Jean-Luc, comme à son habitude, lorsque quelque chose l'intéresse, changea de sujet après nous avoir brièvement laissé entendre que nous allions rencontrer le compositeur maison, Gérard Salesses. Il était l'incontournable compositeur des chansons de Dorothée, d'Hélène, des Musclés, et de tous les génériques des séries. Ses compositions me laissaient froid. En fait, elles me faisaient plutôt froid dans le dos. »

 

http://nsa17.casimages.com/img/2010/08/01/100801054308462402.jpg

Fabien Remblier, l'anti Rippert par excellence ?

 

Si Fabien reste circonspect devant une possible collaboration avec le duo infernal Porry-Salesses, Christophe lui s'engouffre dans la brèche : « Un rendez-vous fût fixé. Christophe et moi nous sommes donc retrouvés un matin dans le bureau de JLA, afin de faire des essais de voix. Je n'avais rien préparé, contrairement à Christophe qui aurait pu chanter le répertoire complet de Cabrel et Bruel réunis. Il fût donc le premier à chanter, tandis que Gérard était au synthé, et que Jean-Luc, assis derrière son bureau ne perdait pas une miette de ce qu'il entendait et voyait. Christophe mit tout son coeur dans les paroles qu'il chantait. J'étais beaucoup moins enthousiaste que lui, lorsque vint mon tour de chanter "Qui a le droit ?" De Bruel, dont je ne connaissais que très vaguement les paroles (…). Christophe lui était déjà sur une autre planète (...) Le lendemain, JLA pris la peine de me téléphoner lui-même. Il m'annonça que ma voix l'intéressait beaucoup plus que celle de Christophe, et qu'il était prêt à me faire chanter. La condition était d'accepter de chanter ses textes et de subir les compositions de Gérard Salesses. Le lendemain, Christophe arriva sur le tournage tout sourir, JLA l'avait appelé afin de lui annoncer qu'il allait chanter. Il me demanda fièrement si JLA m'avait également appelé, j'ai préféré le laisser à son rêve en lui répondant par la négative. Christophe en tira une fierté qui aurait pu être légitime... Les semaines qui suivirent passèrent dans l'euphorie, Christophe ne touchait plus terre. »

 

http://nsa17.casimages.com/img/2010/08/01/100801051910494860.png

Christophe a toujours su où il voulait aller...

 

Deux albums à succès, des lives à Bercy et quelques tournées foireuses plus tard, Christophe croit toujours en son rêve de chanteur. Que l'année 1996 marque la fin de l'apogée des sitcoms AB, qu'Hélène vive son premier échec avec son Toi...emois(1995), rien ne semble perturber Rippert dans son chemin vers la réussite dans le dur milieu de la chanson. « Les orchestrations sont somptueuses. Exactement comme je les voulais. Il y a quelques introductions à la guitare sèche ou au piano qui sont tellement simples, tellement belles... »déclare t-il à Télé Club Plus au sujet de son album. De plus, Christophe s'investit à fond dans son projet, comme il le dit lui-même : « J'ai mis beaucoup de moi dans les textes. Je me suis inspiré de ce que je vivais cet été, de mes sentiments, de mes expériences. Avec le temps, on mûrit forcément. On a plus de choses à raconter, plus d'émotions à faire passer. »

 

Juste ces Mots sera donc l'album de la sincérité, du labeur et au son (enfin) plus travaillé. Pour Christophe, il doit marquer une nouvelle étape dans sa carrière de chanteur : « Je trouve que j'ai fait pas mal de progrès (…) encore trois ou quatre ans de cours et j'aurai la voix parfaitement placée »

 

http://nsa17.casimages.com/img/2010/08/01/100801052104818049.png

Le repos du guerrier.

 

Même son de cloche pour sa muse Manon Saidini : « Son dernier album est celui que je préfère. Il est plus abouti, meilleur que les précédents. Christophe a mûri et les textes qu'il a écrit sont très beaux. Ces chansons racontent toujours de belles histoires d'amour et c'est tant mieux. C'est un garçon très romantique et ce disque reflète parfaitement ses sentiments et sa façon de voir l'amour. »

Qu'en disent les sitcomologues ?

 

http://lesstarsab.free.fr/pbaisers/rippert/album3dosp.jpg

Titres : Paroles et musique de :

01 J'étouffe sans toi (4:10) Ch. Rippert/B. Le Millin-J.F. Porry/Gérard Salesse

02 Pourquoi (3:12) Ch. Rippert/B. Le Millin-J.F. Porry/Gérard Salesses

03 es tout c'que j'aime (3:39) Ch. Rippert/B. Le Millin-J.F. Porry/Gérard Salesses

04. Mourir d'amour (2:50) Ch. Rippert-J.F. Porry/Gérard Salesses

05. Je t'ai laissée t'en aller (3:21) Ch. Rippert-J.F. Porry/Gérard Salesses 

06.Tant pis pour moi (3:14)Ch. Rippert/B. Le Millin-J.F. Porry/Gérard Salesses

07. Ne m'en veux pas (3:24) Ch. Rippert/B. Le Millin-J.F. Porry/Gérard Salesses

08. Partir ailleurs (3:00) Ch. Rippert/B. Le Millin-J.F. Porry/Gérard Salesses

09. Toutes ces images (3:02) Ch. Rippert/B. Le Millin-J.F. Porry/Gérard Salesses

10. Aimer pour aimer (3:37) Ch. Rippert-J.F. Porry/Gérard Salesses

11. Ange de la nuit (3:04) Ch. Rippert/B. Le Millin-J.F. Porry/Gérard Salesses

12. Juste ces mots (3:05) Ch. Rippert/B. Le Millin-J.F. Porry/Gérard Salesses

Toutes les chansons : 1996, Editions Pense à Moi, sauf les titres 5 et 10, 1995, Editions Pense à Moi.
(P) & (C) 1996, AB Disques.
Guitares : Claude Samard - Slim Pezin.
Basse : Rémy Sarrazin.
Claviers : Gérard Salesses.
Choeurs : Carole Fredericks, Y. Jones, Georges et Michel Costa, Martine, Francine, A. Calvert.
Arrangements : G. Salesses.
Enregistré au studio AB par Jean-Louis Maillé, assisté de Pascal Volberg et Ilan Rog.
Mixé au studio Guillaume Tell par Roland Guillotel, assisté d'Emmanuel Feyrabend.
Photos : Emmanuel Auger.
Maquette : Anne H.
Merci à Jean-Luc Azoulay pour sa confiance, à Gérard Salesses, Jean-Louis Maillé et Pascal pour leur
patience, à R. Viret pour tout le travail accompli depuis de nombreuses années, à J.P. Abscheidt pour son soutien, à Jean-Michel Fava, Patrick Lambert pour leur attention ainsi qu'à toute l'équipe AB Disques, à Andréa Bureau et à tout son Team.
Sans oublier Catherine, Nathalie, Sido, Gisèle et tous ceux de la promo.
Merci à vous tous qui me permettez par votre talent et votre savoir faire de poursuivre et nourrir ce rêve de gamin, d'images, d'émotions, de bonheurs chaque jour un peu plus.
Clin d'oeil particulier à Dorothée, Manon, Bruno Le Millin, Baby, Ilan.

AB Disques / Distribution BMG
Référence : AB 0536 2.

AB rence : AB 0339 2.

Juste ces mots, la chronique

 

J'étouffe sans toi

 

 

Une intro sombre. Une ligne de basse batcave, jouée par Rémy Sarrazin des Musclés. Le troisième album de Christophe Rippert sera dark ou ne sera pas. Christophe a en effet le blues : « Sommes nous passés à côté, pour n'avoir jamais osé ». C'est certainement l'album de la spirale descendante. L'amour n'est plus provisoirement au rendez-vous : « Je regarde les autres s'aimer autour de moi, ils ont l'air heureux pourtant je ne comprends pas, pourquoi eux, pourquoi pas moi, est-ce si difficile que ça »

Christophe envoie des signaux de détresse, que personne à l'époque n'a su voir : « Si tu m'entends, si tu tiens encore à moi, viens me chercher sauve moi, le bonheur est tout prêt il nous attend... »

La quête du bonheur, de l'amour. Christophe cherche, mais ne (se) trouve pas. Peut être que l'une des raisons de son échec répété avec les femmes se cache finalement derrière cette phrase, lâchée à Télé Club Plus : « Je suis du genre maniaque (…), je fais des efforts surhumains mais je ne supporte pas le fouillis ! D'où la difficulté de vivre en couple. Les filles sont tellement désordonnées... »  

Macho le Rippert ?

 

Pourquoi

 

La traversée du désert continue pour Christophe dans cette chanson où les questions foisonnent : « Pourquoi de tout le temps se lasse (…) pourquoi faut-il qu'il nous remplace (…), pourquoi faut-il que tout s'efface ? »

Rippert fait bien sur encore une fois référence à l'amour et à sa temporalité. Il constate que l'amour ne peut survivre au temps, qui est « indifférent au cri du cœur ». Saloperie de temps. Mais n'oublierait-il pas qu'un amour se construit aussi dans la continuité ? Le débat reste ouvert. Quoi qu'il en soit, musicalement le morceau innove dans la galaxie rippertienne. Les fameuses « orchestrations magnifiques » donnent un aspect épique au titre. Par contre les parties de claviers sont discutables. Au final, une bonne chanson dans le rippertoire de Rippert, et une bonne occasion de débattre sur le temps et l'amour.

 

Tu es tout ce que j'aime

 

 

Ses yeux

Ont le Bleu

Des rêves merveilleux

Où je plonge pour être heureux

Quand elle me sourit

Et qu'elle m'étourdit

Moi je n'ai plus d'alibi

 

Certes c'est de la poésie de sixième, mais bon dieu que c'est beau. Surtout que vient après une putain de boîte à rythmes toute droit sortie des années 80. C'est clairement le tube dance-floor de l'album ! Le (la) beat de Rippert est implacable. Solo de guitare, break, grosse caisse, échos... tout y passe. Et qui n'a jamais chanté en chœur ce refrain « Tu es tout ce que j'aime, je t'aime à perdre haleine, emmène-moi dans ton eden, eden ».Des personnes ont du transpirer dans les campings sur ce tube lors de l'été 96.

Par ailleurs, cette chanson est non pas dédiée aux beaux yeux de Virginie Desarnauts comme certains ont pu le croire, mais bien à Manon Saidini, la petite amie de Christophe à l'époque.

Probablement écrite pour devenir un tube inoubliable, la chanson n'a jamais vraiment cartonnée. On a pu l'entendre à la fin du générique de Premiers Baisers et voir son clip dans le Club Dorothée. Mais il est déjà trop tard. En 1996, c'est la Dance qui marche. Le revival 80's attendra. Par contre une question torture l'esprit des sitcomologues : comment cette chanson a t-elle pu être écrite à l'intention de Manon, devenir le générique de fin de Premiers Baisers en 1993 et sortir sur le dernier CD de Christophe en 1996... quel bordel.

 

Mourir d'amour

 

Une intro directement empruntée au thème lyrique de la musique de la sitcom de l'École des Passions. Une chanson encore triste, dans laquelle Christophe Rippert se dit à prêt à mourir pour l'amour. Rippert est comme ça, c'est un amoureux transi. Pourtant, il en a« pris des coups, mais il s'est toujours relevé ».

Heureusement, jusqu'à ce jour, Rippert est toujours bien vivant. Ouf.

 

Je t'ai laissé t'en aller

 

 

C'est une des trois chansons de l'album où Christophe ne se fait pas aider par Monsieur Girard. Et Monsieur Girard il est vachement doué pour t'aider à faire les devoirs. Dans Premiers Baisers par exemple, on a pu le voir aider François à écrire sa dissert'... ils ont bossé 5 heures et le résultat en valait la peine.

C'est dommage parce que la ligne de basse de la chanson est entrainante. Mais on sent Rippert moins forme. En même temps, il le dit lui-même : « j'ai peur, j'ai froid, j'suis fatigué ». Un vrai coup de fatigue pour notre rock star. Un sitcomologue du nom de Gérard-Salesses enfonce le clou sur le forum des rippertistes : « Pleurer ne servirait à rien : Pas trop convaincu avec Christophe sur ce point, ça peut aider dans les moments difficiles. Ou alors, il n'a pas de cachettes pour pleurer (Cf premier album), mais ça il faut qu'il nous le dise... »

Dur. Heureusement le clip-live sauve la chanson : Rippert nous transmet beaucoup d'émotion en secouant la tête pour bien faire comprendre son désarrois, et de l'autre il tripote des gamines. Bref, il est quand même loin d'être en perte de vitesse.

Tant pis pour moi

 

 

C'est une chanson très particulière, puisque c'est la chanson que Rippert a composé pour la belle Manon Saidini. Christophe joue son personnage romantique, timide et humble. On apprend que Manon "savait", et Rippert lui "savait qu'elle savait". Mais nous autres pauvres auditeurs "savions nous qu'ils savaient?"

Christophe et Manon ont vécu une idylle amoureuse lors du tournage des Années Fac. Manon jouait le rôle de Karine, qui, au côté de Virginie Caren, devait être une sorte de pot de colle un tantinet chaudasse mais pas trop.

 

http://img12.imageshack.us/img12/1203/vlcsnap12195.jpg

Christophe et Manon, un sacré duo.

 

Leur complicité se voit vite à l'écran, par des petits mots doux "ma puce" ou par des mains aux fesses. Leur collaboration se poursuit par la participation de Manon à divers clip de Christophe, comme Tu es tout ce que j'aime, ou  Sous le Soleil.

 

Dans la chanson, Christophe raconte sa version de la rencontre entre les deux tourtereaux :

 

Je connaissais d'elle son prénom
Elle s'appelait Manon
Elle ne connaissait rien de moi
Normal on s'parlait pas
Je la croisais tous les matins
Rue Saint Augustin
Elle prenait son air ingénu
Du style je t'ai pas vu
Mais moi j't'avais dans la tête
Et je savais qu'tu savais
J'allais pas jouer les poètes
Pour te dire que tu m'plaisais
C'était une excuse en fait
Non, c'est pas malin, je sais
Tant pis pour moi

 

Pourtant, à en croire Manon, c'est lors du tournage du clip du tube Tu es tout ce que j'aime que la rencontre à eu lieu. Et lorsqu'elle en parle, c'est une autre histoire : « Sans dire que cela s'est mal passé, on ne peut pas dire que c'était l'idéal ! Je l'ai trouvé froid et distant. Puis on a cherché à mieux se connaître et nous avons fini par devenir de très bons amis ! » (3)

 

http://img35.imageshack.us/img35/7928/vlcsnap286915.jpg

 

Christophe a donc, pour les besoins de la chanson, quelque peu inversé les rôles. Mais c'est pas grave, puisque Manon a su séduire le bellâtre

 

L'apothéose de leur aventure se matérialise dans un article de Télé Club Plus consacré à la belle Manon. On y apprend qu'elle est en admiration devant Christophe : « Il s'investit à fond dans tout ce qu'il fait et il est très présent sur le tournage du clip. Il s'est par exemple intéressé aux tenues que je porte, à ma coiffure... Avant de commencer le tournage, il m'a précisé ce qu'il voulait exactement, que je sois parfois très femme, parfois plus jeune, toujours glamour, douce, amoureuse, tendre... Travailler avec lui est très agréable car il donne beaucoup de conseils, s'inquiète de savoir si tout va bien. Il est complice, donne son avis... Et visiblement il est content de mon travail. Tant mieux ! »

 

http://nsa17.casimages.com/img/2010/08/01/100801052707406592.png

Aujourd'hui, Manon Saidini sort avec un ex-boy band d'Alliage...

 

On découvre que Manon a participé à l'écriture de l'album. Elle dépeint ainsi un Christophe bosseur à la limite du supportable pour son entourage mais à l'écoute des autres : « Il me fait souvent lire ce qu'il écrit. Il aime bien avoir un avis extérieur, qu'on lui fasse des critiques. Parfois je lui dit qu'il n'est pas allé assez loin, qu'il ressent des choses encore plus profondes et je suis sur qu'il est capable de les exprimer avec des mots. Alors il se remet au travail ! Lorsqu'il écrit, il s'isole et il ne doit y avoir aucun bruit dans la maison. Alors je préfère passer le voir quand il a terminé! »

 

Mais c'est surtout le mental de Christophe que Manon admire : « C'est avant tout quelqu'un de très perfectionniste et qui se donne les moyens d'arriver à son but et de faire du bon travail. Christophe est un professionnel, c'est une grande qualité pour moi. »

 

Ne m'en veux pas

 

 

 

Guitare sèche, chœur féminin, refrain lancinant « ne m'en veux pas, ne m'en veux paaaaaaaaaaaas ».

On tient là un titre peu connu mais ô combien important de la discographie de l'artiste. Du coup, comme dit si bien Rippert : « on ne sait même plus à qui jeter la pierre? »

Dans cette chanson, Christophe a peur de la nana. Il a « peur de toi, peur de tout ça ». Les paroles sont soit énigmatiques, soit débiles, c'est selon :

 

Y'a trop de mensonges derrière les vérités
Tell'ment d'aveux pour mieux se retourner
De larmes versées pour plus vite s'en aller
De souvenirs amers qui s'vendent aux enchères

 

Partir Ailleurs

 

 

 

Après toutes ces chansons larmoyantes ayant pour unique thème l'amour, une chanson très engagée de la part de Rippert, à l'instar de l'inévitable Oh, laissez-nous rêver. Mais ici c'est sur fond de bossa nova que Rippert dépeint les malheurs des enfants de Favelas. Comme le dit si bien le sitcomologue Pierre Pierre : « On sent que Rippert comprend exactement ce que ressentent les enfants qui crèvent dans les bidonvilles au Brésil. Heureusement que le soleil et le rythme chaud des maracas sont là pour leur rendre leur sourire. »

En effet, Rippert tente de se mettre à place de ces pauvres gamins : dans les 90's on commence à prendre conscience de la misère des taudis brésiliens et de l'écart des richesses grandissant entre riches et pauvres. Il faut aussi rappeler que Rippert, en tant que tennisman, a connu le Brésil lors d'une compétition dans ce pays.

 

http://nsa17.casimages.com/img/2010/08/01/100801052222974329.png

En colère le Rippert ! Putain de favelas...

 

Pour d'autres sitcomologues, c'est carrément le Heal The World de Rippert. En tout cas il est certain que depuis le temps, Lula a bien dû finir par l'entendre et entreprendre une politique socialiste. Parce que comme le chante si bien Christophe (dommage que cruzeiros ne rime pas avec Rio mais tant pis) :

 

Pour une poignée de cruzeiros

Tu chantes dans les rues de Rio
Au rythme chaud des maracas
Oh toi l'enfant des favelas
Quand on te parle d'avenir
Tu as la pudeur de sourire
Comme pour te cacher tes angoisses
Oh toi l'enfant des favelas
Partir ailleurs
Vers d'autres devenirs
Où tes malheurs
Ne seront plus que souvenirs

 

Hasta la revolucion siempre, commandante Rippert !

Toutes ces images

  

Après avoir dénoncé les malheurs des petits brésiliens, Christophe passe au cas des petits enfants bosniaques. Sur fond de géopolitique, Christophe surprend donc son monde avec ses textes engagés. Ici c'est la guerre qui est dénoncée. Une chanson qui envoie direct "en plein coeur" . Probablement après avoir vu au Journal Télévisé de TF1 un reportage sur la guerre en Bosnie, Christophe monte au créneau. Il n'est vraiment pas content. Pour l'accompagner, Gérard Salesses sort les violons et les grosses guitares. Le morceau devient épique, ressemblant (presque) à du Led Zeppelin.

Christophe évoque ainsi la souffrance de ces pauvres enfants impliqués malgré eux dans un conflit sanglant. Quand Rippert évoque les combats, on se croirait presque à Srebrenica, où eut lieu un terrible massacre en juillet 1995 qui choqua les européens :

 

T'entends encore le sifflement des balles
Déchirant le silenc' en rafales
Venir arracher les vies
Au hasard d'une rue, d'un abri
T'entends encore le froid des cris de douleurs
Où l'innocence, touchée en plein coeur
Paye sans le vouloir la folie
De ceux qui croient avoir compris

 

Mais Rippert ne s'arrête pas là. Nous assistons à un véritable réquisitoire contre ces guerres qui traumatisent des générations entières, contre ces hommes qui n'apprennent rien de l'histoire, qui au nom de la liberté commettent des crimes intolérables :

 

T'entends encore le bruit des machines de fer
Surgir jusqu'à faire trembler la terre
Comme pour accuser l'histoire
De nouvelles pages de désespoir
T'entends encore ces hommes d'un autre ailleurs
Oser clamer que pour un monde meilleur
Il n'est pas de vraie liberté
Qui s'gagne sans rançon à payer

 

Avec AB, c'est donc comme ça. On n'a pas peur de chanter contre la pauvreté, contre la guerre. C'est peut être naïf, mais ça a le mérite d'être dit et fait. Au moins, notre génération des années 90 ne pourra pas dire qu'elle n'aura pas été prévenue.

 

Aimer pour aimer

 

Sans transition, retour aux fondamentaux pour Rippert. Car son fond de commerce reste l'amour. Alors qu'il en soit ainsi : « Oh, que c'est beau d'aimer, d'aimer pour aimer, de tout donner sans compter, oui que c'est beau d'aimer (...) »

 

ripp-portab-call-me.PNG

Christophe est et restera le grand philosophe de l'amour chez AB.

 

Mais à force de disserter sur l'amour, Christophe finit vite par dire n'importe quoi :

 

L'amour est insolent
Rien ne l'retient
Pas même les discours
Un peu comme le vent
Il va, il vient
Vit comme un troubadour
Il donne et il reprend
Ainsi sans fin

 

Nous en tout cas, on aime Christophe en tant que troubadour.

 

Ange de la nuit

 

 

 
Attention, ovni dans la discographie de Christophe Rippert : l'ange de la nuit raconte l'histoire d'un travelo ! Quand on sait que le public qui achète les disques de Christophe est très, très jeune, ça fait peur.

 

Mais heureusement, la morale est sauve. Pour Christophe, la travelo trompe les autres, et trompe surtout lui-même. C'est pas bien de s'habiller en fille la nuit, m'enfin :

 

Ange de la nuit
Tu brûles ton âme
Sur toute la gamme des interdits
Ange de la nuit
Tu joues les femmes
Charmes et désarmes
Quand vient minuit
A toujours fuir la vie
A faire semblant aussi
C'est toi que tu trahis

 

Cette chanson hautement dansante, probablement destinée aux soirées/afters glauques organisées par AB, connait une seconde jeunesse en 2005 avec la reprise de Thierry Leprince.Si vous ne connaissez pas cet artiste-chanteur-peintre, écoutez donc cette fabuleuse reprise électro d'Ange de la Nuit qui a marqué toute l'équipe des sitcomologues.

 

 

Au moins Rippert influence encore les artistes des années 2000.


Juste ces mots

 

La chanson éponyme de l'album. La plus glauque aussi. Christophe a peut être écouté Bauhaus avant d'écrire ce titre. Clavecin, ligne de basse gothique (encore le bassiste des Musclés qui fait des siennes), solo de guitare déchirant : Christophe est ici plus que jamais ténébreux, envoutant et désespéré. C'est une chanson qui traite encore de la rupture amoureuse, mais nulle part Christophe avait réussi à être aussi touchant :

 

Non t'avais pas l'droit
Moi dans tout ça
Je deviens quoi
Non t'avais pas l'droit
De me faire ça
J'suis rien sans toi

 

 

Comment ne pas rester insensible devant ce « NON » d'une puissance rare. Et Rippert d'enfoncer le clou avec ce phrasé, tout en retenu :

 

J'ai si mal

Pourtant je n'arrive pas à t'en vouloir

Même si je sais

Que ça t'es égal...

 

Voilà tout est dit. Christophe touche le fond. Ne reste à la fin plus que quelques notes de piano, qui donnent malgré tout quelques notes d'espoir. Malheureusement ce seront les dernières notes de musique de l'œuvre musicale de Christophe Rippert. Le triptyque s'achève, peut être provisoirement puisque Christophe a confié aux sitcomologues que la musique n'est pas terminée pour lui. Des nouvelles chansons, en anglais cette fois-ci, sont en cours d'enregistrements. On attend ça avec impatience.

Merci Christophe.

 

 

 

1- Toutes les citations de Christophe Rippert sont issues de l'interview par Télé Club Plus, consultable sur le forum de la sitcomologie, ici

2-  Toutes les citations de Fabien Remblier proviennent des Années Sitcom, 2005, Medicaom.

3- Toutes les citations de Manon Saidini sont issues de l'intervview par Télé Club Plus, consultable sur le forum de la sitcomologie, ici

Par Les sitcomologues - Publié dans : chronique musicale - Communauté : Sitcom AB
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /Juil /2010 23:31

En surfant sur le net, les sitcomologues ont eu un choc : oui, il y a encore des types qui chantent du Christophe Rippert en France. Nous avons donc décidé d'enquêter sur un certain David Girard, dont le nom de famille ne pouvait que le lier au joyeux univers d'AB.

 

Interview avec David Girard en exclusivité pour le blog de la sitcomologie...

 

http://img69.imageshack.us/img69/6517/img5493533x800.jpg

100% rippertiste le David Girard !

 

Les sitcomologues : David Girard... pour nous sitcomologues, ce nom a une signification toute particulière. C'est toi le fils caché de Monsieur Roger Girard ?
David Girard : (rires) Eh non ! C'est Bruno Le Millin qui a utilisé mon nom de famille dans la série "Premiers Baisers" dans le rôle du papa de Justine. Mais nous avons aucun lien de parenté (rires)

LS : Tu es né en 1983, tu es donc de la "génération AB". Tu retiens quoi de ce grand traumatisme générationnel ?
DG : Eh bien la "génération AB" appelée également la génération "Club Do" a bel et bien marqué grand nombre de gamins dans les années 90 avec ses sitcoms, séries mangas et surtout ses stars TV comme Hélène, Christophe Rippert, Manuela Lopez et bien d'autres... Quand je regarde et j'écoute ce qui se fait actuellement pour les jeunes, les productions d'AB Télévision n'ont rien a envier à ce qui ce fait aujourd'hui !

LS : Christophe Rippert semble être ton idole. Tu pourrais toi-même devenir rippertiste ?
DG : Effectivement, Christophe a bercé mon adolescence en chansons. Etant assez nostalgique, il n'est pas rare que j'écoute encore ses albums qui à mon goût n'ont pas pris une ride !
Oui, c'est décidé je vais devenir un rippertiste !!!


LS : Tu as repris en live la chanson phare de Christophe Rippert, Un Amour de Vacances. Pour nous, tu as su prouver que ce tube made in 1992 était bien plus intemporel que certains ne pouvaient le croire. Pourquoi plus personne ne croit en l'œuvre de Rippert à ton avis ?
DG : Je pense que certaines personnes ont toujours le cliché du vieux tube du grenier ringard, tout comme l'étiquette qu'on colle au son des boysbands à la fin des années 90. J'ai pas peur de reprendre ce genre de chansons en live car généralement elles sont connues de tous et le public aime ça. Donc, je crois toujours en l'oeuvre de Rippert et à son éventuel retour dans le monde de la musique. D'ailleurs il me l'a promis en personne récemment par courrier électronique... ça c'est un scoop !!!


 

LS : Tu as aussi repris le tube Tu me fais vraiment craquer. Cette chanson marche toujours chez les filles des années 2000 ? Apparemment à voir la vidéo la magie marche encore ?
DG : En effet, il y a quelques semaines j'ai fait cette reprise lors d'un show en plein air près de Bordeaux et le public semble avoir apprécié (cf : vidéo sur You Tube) ; cependant je me vois mal faire une déclaration à une fille avec cette chanson mais j'avoue que c'est une mélodie qui est très entraînante surtout quand le public accroche.


 

LS : Faire Semblant a plus particulièrement ému les sitcomologues, parce que c'est un morceau plus rare, très beau. Peux-tu nous raconter le pourquoi du comment de cette reprise ?
DG : J'ai interprété "Faire Semblant" afin de rendre hommage à Christophe Rippert devant une salle d'environ 250 personnes et un équipe de caméra TV. J'aime beaucoup cette chanson extraite de l'album "A Corps Perdu" et je voulais faire connaître cette chanson rare qui aurait dû sortir en single. L'équipe d'AB productions en avait décidé autrement et a préféré sortir le single "A tous ceux qui me disent" en 1994.


 

LS : Mais il n'y a pas que Christophe Rippert dans ton lot de reprises. Il y a aussi Anthony Dupray. Tu as effectivement osé une très belle interprétation de la chanson mésestimée de l'édenté d'AB : Encore un peu de toi. Pourquoi ce choix difficile alors que tu aurais pu te contenter de reprendre Palavas-les-Flots par exemple ?
DG : J'avoue ne pas être un grand fan des chansons d'Anthony Dupray (à l'époque c'était un concurrent direct pour mon idole Christophe) mais le single "Encore un peu de toi" se démarque complétement du lot. Dommage que AB Disques et EMI Music France n'ont pas su exploiter ce tube !


 

LS : Pour beaucoup de sitcomologues amateurs du répertoire d'AB, tu restes une énigme. Comment un jeune qui a fait des études de management, qui est actuellement responsable de logistique, peut-il devenir le soir un chanteur faisant des reprises de Christophe Rippert ou d'Anthony Dupray ?
DG : (rires) Je ne fait pas que des reprises des stars d'AB mais aussi de la variété française (Voulzy, Goldman, Bruel...) et de la Pop Anglaise. J'aime me produire sur scène et cela m'aide énormément pour ensuite prendre la parole lors de réunion au travail. Tu apprends à gérer le regard que les gens portent sur toi. Pour ma part, ça a été très enrichissant car dans ma jeunesse j'étais un gamin très réservé...

LS : Dans ton CV, nous avons pu lire que tu avais été manager chez Macdo. Quelle expérience en retiens-tu à titre personnel ?
DG : Les années Mc Do's ont été pour moi l'apprentissage de la vie et des valeurs du travail. Total respect pour cette chaîne de restauration rapide qui emploie chaque année des milliers de jeunes.

LS : Tu dis dans les interviews que tu n'es qu'un "chanteur amateur", et que tu ne comptes pas faire carrière. Quelle est donc ta motivation ? Feras-tu quand même un jour un album ?
DG : Ma motivation ? Tout simplement faire plaisir au public tout en m'amusant. Chaque fois que je monte sur scène, il y a toujours une petite dose de stress en moi mais une fois que ma prestation est terminée j'ai la satisfaction d'être applaudi et ça c'est très flâtteur.
Un album, ou plutôt une compilation "maison" de mes reprises est en cours de réalisation et sera disponible pour la fin de l'année via mon site internet.

 

http://img85.imageshack.us/img85/8915/img5502800x5332.jpg

Non les années 90 ne sont pas mortes....

 

LS : Si un jour Christophe Rippert (qui rappelons le va faire son grand retour sur la scène de Bercy en décembre, en première partie de Dorothée) te proposait de collaborer avec lui, tu accepterais ?
DG : Ce serait vraiment génial mais ce n'est qu'un rêve ! Sache que je serai présent pour le grand come back de Monsieur Rippert à Bercy et j'espère bien pouvoir échanger quelques mots avec lui à la sortie de scène... Rendez-vous en décembre !

LS : Dans un avenir proche, quels sont tes projets ? Apparemment tu collabores avec d'autres groupes ?
DG : J'ai collaboré avec les frères Rodriguez dans un groupe appelé "Street Brothers" puis "Everlast" il y a quelques temps. Cet été, je vais chanter dans les campings avec la tournée organisée par Reignaut Animations et nous avons le projet de monter un groupe (avec de vrais musiciens) pour faire des reprises de tubes des années 80. Tout cela, toujours en tant qu'amateur car je n'oublie pas ma carrière en Management qui me tient à coeur.

LS : Enfin un petit mot à tous les sitcomologues qui tentent de faire perdurer le mythe AB ?
DG : Merci à tous de faire vivre et/ou revivre le mythe AB via les forums, sites internet, et vidéos postées sur You Tube. Les bonnes années resteront toujours gravées dans nos mémoires. Alors rendez-vous le 14 Août 2010 à Baux de Provence pour la boom la plus grande de France et revivre ensemble tous les tubes des années 90 lors de la tournée "The Legends Of The 90's".

Par Les sitcomologues - Publié dans : chronique musicale - Communauté : Sitcom AB
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /Juin /2010 22:17

Omnès... Omnès.

 

Hervé Bernard Omnès répond aux questions des sitcomologues


http://nsa14.casimages.com/img/2010/04/21/10042102334254151.png

Omnès aujourd'hui. So George Michael...


Encore une belle exclusivité pour le blog de la sitcomologie. Le mythique Omnès nous a gentiment accordé une interview. C'est en cherchant sur le net des infos sur celui qui interprète José dans Elisa un Roman Photo que nous avons trouvé le site de ce comédien attachant. Première surprise, son cv. Très long, il a joué la comédie depuis son plus jeune âge (il a tourné dans La Révolution Française d'Enrico mais aussi dans de nombreuses productions de Robert Hossein), fait du théâtre, de la publicité, des voix-off pour TF1. Autre corde à son arc, il écrit des pièces, des films.

Deuxième suprise, il est très accessible. Alors que les autres anciens comédiens d'Elisa un Roman Photo ont tous refusé de nous répondre (à l'exception notable de l'adorable Caroline Hème), Omnès n'a pas hésité à se replonger dans ses vieux souvenirs AB, pas forcément toujours bons.

Entretien avec un acteur au grand coeur.

 

http://nsa15.casimages.com/img/2010/06/08/100608104722964440.png

http://nsa15.casimages.com/img/2010/06/08/100608104750514499.png

Encore plus folle que Gérard Vivès... oui c'est possible.


Les sitcomologues : Merci Omnès d'avoir accepté notre interview. Alors, que dire de ton passage dans Elisa un Roman Photo ?

Omnès : Salut les sitcomologues. Pour moi, Elisa a été un bon, excellent moment mais aussi un affreux et triste souvenir.


Comment es-tu rentré dans l'univers AB ?

Je connaissais Maude Messean. Le casting s'est passé par l'intermédiaire de sa nièce, Julie Messean, comédienne avec qui je jouais chez Hossein "ANGELIQUE". C'est elle qui m'a demandé si le rôle me plairait et si je me sentais capable d'aller si loin dans le trait. Il y avait là un défi, et dieu sait que les comédiens aiment les défis.

 

"La pédale est une discipline dans laquelle j'excelle." 


Quelles étaient les conditions de tournage ?

J'étais heureux de bosser, tous les jours, beaucoup. Se lever tôt, aller au studio, répéter (trop peu) tourner (trop vite) avoir le texte du lendemain, rentrer tard (21h) et bosser pour le lendemain. J'ai adoré ce rythme de travail vraiment.


En fait c'est quoi ce personnage, « Omnès » ?

J'ai créé mon personnage. J'amenais souvent mes fringues, (mon kilt, mon perf, mes tee-shirts.....) je demandais pour tel ou tel maquillage, c'était rigolo de créer ça. J'aimais mon personnage, le fait que je pouvais (je ne suis pas comme ça dans la vraie vie je vous jure) oser, aller loin, délirer.

http://nsa15.casimages.com/img/2010/06/08/100608103826162827.png

C'était ça aussi le personnage Omnès...

 

Cecil Maury, le scénariste principal, il était comment avec vous les comédiens ?

Cecil était absolument charmant, drôle avec moi. On discutait, il me trouvait sympa et moi aussi. Je me souviens de jours de tournage en extérieur à Deauville, on s'est bien amusé. Je me souviens même d'un jour, où je grognais en disant que j'en avais marre d'être entouré de tous ces bellâtres, mannequins, et que je comprenais que moi j'étais là pour faire plus banal. il m'a répondu que non, que moi il me trouvait très beau!!!!! C'est pas gentil ça ? Moi qui ne me suis jamais trouvé beau, ça m'a regonflé! (rires)


http://nsa15.casimages.com/img/2010/06/08/100608104114209139.png

Omnès massacre Elisa... elle avait pas besoin de ça la pauvre...

 

Comment juges-tu la qualité de cette sitcom ?

 C'est vrai, que c'était peu et mal écrit. Un texte de sitcom américain (friends, Big Bang Theory, Roseanne...) c'est 40 pages pour 20 minutes minimum. Nous on avait 15, 20 pauvres pages. Le rythme ne pouvait être au rendez-vous. Mais ma plus grande frustration a été de ne pas bosser avec des comédiens (sauf certains). Ils et elles étaient mignonnes mais ne connaissaient rien à la comédie, au sens du rythme, au tempo, au jeu tout simplement. C'est très très dommage. Moi je sortais du conservatoire (...) et je savais et aimais faire de la comédien au sens rythme, jeu, du mot. J'étais souvent bien seul!!!!!!

On note que tu n'as pas enlevé de ton CV ton passage chez Elisa. Tu assumes donc parfaitement ? 

Mais je n'ai pas enlevé ça de mon cv, car primo je crois que mon travail était honnête. Deuxio cela m'a intéressé et appris des choses (surtout à ne pas refaire ça,dans ces conditions)


http://nsa20.casimages.com/img/2010/08/23/100823084459696750.png

Omnès peut le dire à son tour : "Chui vert"


Tu dis ça mais on a pu te revoir dans une autre sitcom, celle des 2be3, Pour Etre Libre. Et tu y joues exactement le même rôle...

Pour les 2B3, on m'a demandé de jouer ce rôle pour un épisode, pourquoi pas, ça m'a amusé. je savais que c'était sans lendemain.


Scène surréaliste : quand les 2be3 rencontrent Omnès !


Tu as dit que la fin avec AB a été malheureuse. Que s'est-il passé ?

Eh bien après, on m'a proposé encore chez AB un autre rôle, dans une nouvelle série, et là, aïe, je devais refaire le gay, la folle, l'extraverti. J'ai dit ok pour le personnage gay, mais niet pour la folle exubérante. J'ai donné, j'ai fait le tour. Je me souviens que c'était Ariane (Carletti, ndlr) qui en était responsable. On a tourné un épisode, pendant le quel je disais non, non, à toutes les demandes de caricatures grotesques. Le lendemain, coup de tel, j'étais viré....TANT MIEUX.


Au final, tu retiens quoi de cet échec ?

Bien très franchement moi comme je n'avais qu'un personnage secondaire, et que j'avais bien donné dans mes clowneries, j'avoue que cela ne m'a pas trop marqué. De plus, je ne crois pas que la série aurait pu "vivre" longtemps. Le thème allait vite s'épuiser.

Par contre notre Elisa a dû être plus emmerdée, je me rappelle qu'elle avait acheté un appart!!!! Ouille ouille pour le crédit!!!!!!


http://nsa15.casimages.com/img/2010/06/08/100608104239939.png

Les sitcomologues retiendront surtout qu'avec Omnès c'est la première et unique fois que l'on verra deux mecs s'embrasser...

 

Pour en savoir plus Omnès et son actu, son site :

http://www.hervebernardomnes.com/

 

A voir, les pubs pour le Synthol :

http://www.hervebernardomnes.com/synthol.htm

Par Les sitcomologues - Publié dans : interview - Communauté : Sitcom AB
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /Juin /2010 18:38

"Chui vert"

 

Elisa un roman photo, la mode selon AB

 

http://nsa14.casimages.com/img/2010/06/08/10060807174861087.png


L'histoire d'un échec


1996. L'empire AB est en déclin. Daniel Moyne (1), le futur producteur du boys band Alliage, émet à Jean-Luc Azoulay une nouvelle idée de sitcom, probablement inspirée de Classe Mannequin. Ce sera Elisa Top Model, sitcom centrée sur le monde de la mode, du glamour et des mannequins. A l'instar de L'École des Passions, la sitcom a pour thème un univers professionnel bien précis, articulée autour de jeunes étudiants et d'une poignée d'adultes, le tout sans les artifices habituels (rires enregistrés, jingles...) et un certain langage putassier.

 

http://nsa14.casimages.com/img/2010/06/08/mini_100608071934768620.jpg 

Daniel Moyne, l'alter ego de Jean-Luc Azoulay.


Enfin rediffusée lors de l'hiver 2010, les sitcomologues ont eu l'immense joie de (re)découvrir (2) cette sitcom, malheureusement oubliée. En effet, dès sa première diffusion, Elisa Top Model est un échec, un bide. La sitcom a une configuration inédite pour une production AB : 26 épisodes de 52 minutes chacun. Ainsi les audiences se révèlent décevantes et le format trop long finit par lasser TF1 : la sitcom est supprimée des programmes et ne connaitra jamais de fin. Dommage. Heureusement, en 1999, elle revient sur AB1 avec un nouveau montage : 52 épisodes de 26 minutes. Enfin adapté au rythme sitcomologique, la série renommée Elisa un Roman Photo, peut définitivement rentrer au panthéon AB.

 

« Cecil Maury, le génie caché de cette production »


Voilà comment AB présente le premier épisode : « Alors qu'Élisa et Aline, deux jeunes étudiantes, se retrouvent "Chez André" pour boire un verre, elles sont abordées par Laurent, un photographe de mode. Celui-ci, à la recherche d'un nouveau modèle, a remarqué Élisa et lui propose de faire des essais. Surprise, et quelque peu réticente, la jeune fille prend néanmoins la carte de Laurent. Aline est surexcitée. À l'encontre de son amie, qui ne songe qu'à ses études, elle rêve d'être une star et est bien décidée à profiter de toutes les opportunités. À force d'arguments, elle arrive à convaincre Élisa de prendre rendez-vous pour un premier test. Tandis que la jeune fille est très impressionnée de se retrouver sous les projecteurs, Aline, prête à tout pour arriver à ses fins, entreprend de séduire Stéphane, l'assistant de Laurent... » (3)


Le générique cheap par excellence... bienvenue dans l'univers de la mode 90's

Le concept de Daniel Moyne est donc a priori assez séduisant. Elisa et sa bande de copains lycéens se retrouvent propulsés dans l'univers de la mode. La sitcom se veut donc hype. JLA fait ainsi appel à Cecil Maury (4), qui est crédité comme « Scénariste et Dialoguiste, Auteur, Compositeur, Directeur Artistique et Executive Producer de la série "ELISA TOP MODEL" TF1 (52 épisodes) ». Excusez du peu. Ancien chanteur passé de mode des années 80, Cecil qui est encore connu aujourd'hui pour être le mari d'Olivia Adriaco, est un personnage à la réputation sulfureuse, mais surtout le compositeur des musiques de la sitcom. De l'avis des sitcomologues comme celui des Trilogistes (5), l'ambiance sonore d'Elisa est la vraie valeur ajoutée, à la fois branchouille, érotique et kitsch, mais surtout tellement 90's. Crédité sous le nom de Jax, que certains pensaient être le pseudo électro de Gérard Salesses, Cecil Maury est finalement le génie caché de cette production.


http://nsa14.casimages.com/img/2010/06/08/mini_100608071537998421.jpg 

Rock'n'roll le scénariste principal d'Elisa. On le remerciera jamais assez pour les musiques.


« Elisa n'apporte pas grand chose... si ce n'est rien ! 


Elisa est incarnée par la très fade et blonde Agatha Mrowiec-Thomas. Censée être le personnage principal de la série, on s'aperçoit vite qu'elle va surtout servir d'alibi pour greffer toute une galerie de personnages plus ou moins excentriques. Car en effet Elisa un Roman Photo a cette particularité d'être une sitcom bordélique, multipliant acteurs et intrigues. Du coup, contrairement à la simplicité enfantine des sitcoms AB classiques, Elisa complique tout et met le téléspectateur dans l'embarras. C'est pourquoi on peut lire dans les rares forums s'intéressant à Elisa de nombreux témoignages à l'instar de celui de MMC : « J'ai mis un moment avant de savoir qui était Elisa et pis même quand je l'ai su je vois pas pourquoi c'est elle le perso principal puisqu'elle est assez effacée... Elle apporte pas grand chose... Si ce n'est rien...! »

 

http://nsa14.casimages.com/img/2010/06/08/100608072410619513.png

Oui, notez le bien, c'est elle Elisa.


Constat accablant, mais tellement vrai. C'est d'autant plus malheureux pour Agatha car elle ne peut pas vraiment miser sur son physique pour pallier son absence de charisme. Sans être fondamentalement laide, la comédienne est tristement banale. Pourtant c'est elle qui séduit le photographe, incarné par un ancien mannequin, Alexis Dupuy.

Alexis Dupuy, alias Laurent Williamson, est la révélation de cette sitcom. Dans un vieux Télé Club Plus retrouvé sur le net (6), on a pu en savoir plus sur le comédien et son personnage. Tout d'abord, il raconte son parcours avant d'arriver chez AB Productions : «Avant d'être mannequin, j'ai commencé par la comédie et pris quelques cours d'art dramatique. Ensuite, à 19 ans, j'en ai eu marre de Paris et je suis allé au Mexique, où j'ai vécu de petits boulots, où j'ai travaillé dans des radios. Puis je me suis installé à Barcelone, en Espagne. C'est une ville que j'aime énormément et bien plus encore. J'y ai toujours mon petit appartement. Par hasard, j'ai commencé à faire quelques photos et c'est ainsi que je suis devenu mannequin. Avec Elisa, je reviens à la comédie tout en restant dans un univers que je connais bien, celui de la mode. J'ai toujours eu envie d'être comédien, mais en même temps, j'avoue avoir quelques difficultés à en accepter les galères : rôles refusés, faire des castings pour rien, connaître des problèmes financiers... Je donne la priorité à mon bien-être et c'est vrai que le métier de mannequin me comble de ce côté là. Je voyage beaucoup et j'ai du temps libre pour m'adonner à ma passion, le surf. »


http://nsa14.casimages.com/img/2010/06/08/100608072704378352.png

Alexis Dupuy, un comédien qui se coiffe lui-même. 


« Je suis à peine maquillé, je me coiffe moi-même, préférant rester naturel. C'est comme cela que je vois Laurent »


Ancré dans le monde de la mode comme son personnage, Alexis Dupuy s'est vite senti comme un poisson dans l'eau. Il explique lui-même son rôle : « Laurent est un photographe de mode célèbre, à la mode, sur de lui et débordé. Il a une trentaine d'années et habite un super loft où il a installé son studio photo. Laurent est passionné par son métier et adore être en compagnie de jolies filles. Ce qui complique un peu sa vie sentimentale ! Clara, sa fiancée, est extrêmement jalouse. Mais c'est plus fort que lui, Laurent est un dragueur, il a un gros faible pour les femmes et ne se rend pas compte de ce qu'il fait endurer à Clara. Je suis facilement entré dans la peau de mon personnage. En plus j'ai une totale liberté pour la façonner mentalement, comme physiquement. Par exemple, je suis à peine maquillé, je me coiffe moi-même, préférant rester naturel. C'est comme cela que je vois Laurent. Comme lui, je connais très bien le milieu de la mode, côté mannequin et côté photographe. Je me suis donc largement inspiré de ceux que je connais. Certains se reconnaitront peut-être ?! Je fais moi-même beaucoup de photos. J'ai des copines mannequins, je les ai beaucoup photographiées. Lorsque je vivais au Mexique, j'ai fait des reportages sur les villages aztèques. Mais je ne suis pas aussi sur de moi que Laurent, je n'ai pas une aussi belle voiture et je n'ai pas les mêmes aspirations que lui. »


http://nsa15.casimages.com/img/2010/06/08/10060807494360475.png

Non c'est pas elle Elisa, elle c'est Clara, CLARA.


Alexis Dupuy le reconnaît, il y a beaucoup de sa propre personne dans le rôle de Laurent. Comme toujours chez AB. Au fur et à mesure que la série avance, on voit d'ailleurs à quel point l'acteur prend le pas sur le personnage : barbe de trois jours, cheveux en bordel, insultes... Alexis a un certain charme et beaucoup de naturel. Sa relation avec Elisa est par contre très décevante. Pourtant tout avait bien commencé puisque Laurent craque immédiatement pour la petite blonde : « Je suis peut être taré, mais c'est elle qui me faut ».

Néanmoins, censée être sa muse, il ne se passera dramatiquement rien entre les deux. Même pas de coucheries hors tournage comme le précise Alexis Dupuy : « Agatha, l'interprète d'Elisa, est une fille très sympa, charmante, mais jamais je ne chercherais à essayer de la séduire. Nous sommes simplement deux personnes qui sont contentes de travailler ensemble. »


http://nsa15.casimages.com/img/2010/06/08/10060807283789359.jpg

Mouais, manque de sexe tout ça...


« Ma pauvre petite, comme si on t'attendait! »


Dommage. N'est pas Virginie Caren qui veut. Elisa est plaquée par son petit ami (incarné par le placide Pascal Gauchot) dès le premier épisode de la série (!). Après une petite crise et quelques pleurs dans son lit, elle n'aura désespérément plus aucune histoire amoureuse. Incroyable. Au contraire, c'est sa meilleure amie, Aline, incarnée par Sylvie Wéber, qui va vivre une histoire d'amour... avec l'assistant de Laurent, le sémillant Stéphane. Plus ou moins inspirée du personnage d'Annette, la brunette Aline est un des nombreux cas sociaux de la série, peut être le pire. Éperdument amoureuse, donc follement jalouse, elle réussit à intégrer l'équipe de Laurent en tant qu'assistante styliste. Quel concours de circonstance !

 

http://nsa14.casimages.com/img/2010/06/08/100608073150718424.png

Aline... la lourdeur incarnée.


Dans l'inévitable Télé Club Plus, la comédienne Sylvie Wéber revient sur son parcours chaotique avec une pointe de mauvaise foi : « Je suis devenue comédienne presque par hasard. Après mon bac littéraire, j'ai commencé des études de communication d'entreprise, d'anglais, puis de tourisme et loisirs. J'ai tout commencé mais rien terminé. Et pourtant, on m'a toujours habituée à baser ma vie sur des choses tangibles. Par exemple, ne pas passer mon bac aurait été inimaginable. Mais arrivée en fac, j'ai vite déchanté. J'aspirais à apprendre pour apprendre. Pour le plaisir d'en savoir toujours plus. Mais la course aux diplômes allait trop vite pour moi, sans me laisser le temps de m'épanouir. Alors j'ai laissé tomber et j'ai commencé à travailler. Le monde du travail a un côté très agréable comme celui de pouvoir s'assumer. Mais avec la routine, l'absence de but (…), devenir comédienne, c'était faire quelque chose de ma vie. J'ai senti que je pouvais assumer ce choix, tout comme les regards que je croisais parfois, qui semblaient dire : "ma pauvre petite, comme si on t'attendait!" J'ai fait mon sac et j'ai pris le train pour Paris. J'ai trouvé une place de fille au pair et un cour de théâtre à Fontenay-sous-Bois. J'ai accroché tout de suite. Pour la première fois de ma vie, j'étais prête à m'investir plusieurs années pour atteindre un but ! »


http://nsa14.casimages.com/img/2010/06/08/100608073353554937.png

Voilà où l'on finit quand on ne termine pas ses études...


Comme beaucoup d'apprentis comédiens, Sylvie Weber a connu les galères et les doutes avant d'arriver dans la maison AB : « J'ai tenté le conservatoire et le cours de la rue Blanche, à Paris. On m'a gentiment remerciée... j'avais décidé que pendant cette deuxième année à Paris, je dérocherais des rôles. Mais quand tu te présentes à un casting en pensant qu'il faut absolument gagner de l'argent, tu n'es pas épanouie et les gens le sentent. Une vraie galère ! Pas facile à Paris d'être jeune sans argent et sans chez soi. Alors j'ai pris le taureau par les cornes et j'ai trouvé un job (…), un super petit boulot. Je faisais des sondages. Bien payée, sans contrat qui m'aurait liée pour longtemps. Du coup j'ai auditionné pour un cours de théâtre, j'ai été retenue... et j'ai lâchée mon boulot ! Je me suis consacrée à la comédie (…), j'ai commencé comme répétitrice sur la tournage d'une sitcom éducative. Je n'avais qu'une envie : faire le grand saut. Mais quand au cours de théâtre j'ai vu la technique des autres élèves, je me suis sentie toute petite. »

Finalement ce parcours s'est matérialisé dans le rôle d'Aline, que la comédienne défend bec et ongles lorsqu'on lui parle du couple Aline/Stéphane : « C'est une jeune fille volontaire (…) ce n'est pas une fille arriviste. Elle aurait craqué sur Stéphane même s'il n'avait pas été assistant photographe (…), par contre je n'aurais jamais osé sauter sur ce type, même raide amoureuse. En revanche, côté fringues, j'ai comme elle ce côté habillée différemment des autres, à base de noir ».

 

http://nsa14.casimages.com/img/2010/06/08/100608082128950199.png

Le couple foireux par excellence...


Toutefois ce que ne dit pas Sylvie Weber, c'est que son personnage est loin d'être sain d'esprit. Alors que Stéphane, incarné par le sympathique Benjamin Kaufols est calme, gentil, Aline est lourde, paranoïaque, lunatique, bref complètement déjantée. Ne comprenant pas que son petit ami photographe puisse travailler avec des mannequins en petites tenues, elle pique crise sur crise.

 

Aline complètement déchirée... "moi j'veux d'l'amour"

Pauvre Stéphane qui doit se coltiner Aline... heureusement qu'il a des rudiments de karaté. 


« Chui vert »

 

Les autres amis d'Elisa pénètrent à leur tour dans le milieu de la mode. C'est le cas tout d'abord de Grégory, incarné par Hervé Noël . Voilà ce que dit le communiqué de presse d'AB de lui : « Fasciné par la mode et surtout par les mannequins, Grégory est de plus en plus décidé à devenir photographe. Tandis que Stéphane est prêt à l'aider à apprendre le métier, Grégory se met en quête de modèles. »


http://nsa14.casimages.com/img/2010/06/08/100608073826237502.png

"Chui vert"


Abandonnant ses études, il devient Greg Prexton, photographe, mais aussi dragueur compulsif. Mais si on doit se souvenir de lui, c'est surtout pour son inimitable expression que l'on doit subir à chaque épisode : « chui vert ». Les blagues les plus courtes sont les meilleures... mais pas chez AB ! Que ce soit en début, au milieu ou en fin de phrase, Hervé Noël nous gratifie toujours d'un « chui vert », pas forcément en adéquation avec le contexte. Exemple type d'un « chui vert » mal placé :

 "Ca va toi?
-Ouais super
-Cool. Chui vert."

Parfois on a le droit à quelques variantes : « Chui pas n'importe qui, chui vert ». Les autres personnages peuvent aussi participer à ce festival de verdure : « Tu devrais passer au rouge, on aura l'impression que t'as mûri! »


http://nsa14.casimages.com/img/2010/06/08/100608073945908385.png

"Chui vert, ils m'ont foutu avec un thon"


Reste le cas Marie-Charlotte. L'autre meilleure amie d'Elisa est à son tour entrainée dans le vice de l'univers de la mode. Pourtant au départ tout n'était pas gagné puisqu'elle est le parfait modèle de la petite intello coincée à lunettes, forcément réticente au changement d'Elisa en mannequin. Mais sa métamorphose se concrétise au fur et à mesure de la sitcom. Elle aussi devient mannequin en puissance, ironiquement en sosie d'Elisa.

 

http://nsa14.casimages.com/img/2010/06/08/100608074220479167.png

Marie-Charlotte en mode intello...

http://nsa15.casimages.com/img/2010/06/08/100608082241695540.png

Marie-Charlotte en mode caca...

http://nsa15.casimages.com/img/2010/06/08/100608074606295826.png

Marie-Charlotte en mode cuir...


On passera sur le cas Julien, joué par Jérôme Brunner. En effet, on ne comprend pas vraiment l'intérêt de ce personnage qui, il faut l'avouer, ne sert à rien. Prétendant hypothétique à la place de petit ami d'Elisa, il n'est jamais développé par les scénaristes et ajoute à la confusion ambiante de la série en ressemblant fortement aux autres garçons. Quel boulet.

 

http://nsa15.casimages.com/img/2010/06/08/100608074720674517.png

http://nsa14.casimages.com/img/2010/06/08/100608074742870632.png

Les minets made in AB.


« A contrario de tous les sacro-saints principes d'une sitcom AB, Elisa un Roman Photo est une sitcom... compliquée »


Alors que les premiers épisodes de la série se concentrent sur la petite bande de lycéens, l'ennui se fait sentir. C'est mou, convenu. Heureusement pour nous, les scénaristes évoluent et décident de se concentrer sur la vie bordélique de Laurent.

Laurent est définitivement la star de la série. C'est à lui qu'arrive toutes les merdes. Le premier problème pour notre faux beau gosse est sa femme galloise. Alice Evans, ou plutôt Clara, fait crise sur crise de jalousie. En même temps, on la comprend. Elle a pour rivale Rebecca, chaudement incarnée par Delphine Malachard. Sorte de sosie de Coralie Trinh Thi (mais en mieux), c'est l'ex de Laurent, mannequin star du magasine Lipstick pour lequel bosse régulièrement Laurent.

 

http://nsa15.casimages.com/img/2010/06/08/100608075250883713.png

La très sexy Delphine _ pas encore _ de Turckheim.


Le deuxième problème pour Laurent est le sexy Monsieur Demarchelière. Pour nous compliquer la tâche, les scénaristes ont effectivement multiplié les intrigues. A contrario de tous les sacro-saints principes d'une sitcom AB, Elisa un Roman Photo est une sitcom... compliquée, d'autant plus que le nouveau montage n'a pas arrangé les choses !

http://nsa15.casimages.com/img/2010/06/08/100608081517762188.png

Les gueules des comédiens à la lecture des scénars d'Elisa...


Il faut une concentration intense pour saisir les enjeux de pouvoir entre Monsieur Demarchelière, Lily la rédactrice en chef, Julie l'agent chef des mannequins et Laurent. Ce dernier pète les plombs régulièrement : « MAIS QU' EST-CE QUE VOUS AVEZ TOUS. J' EXISTE MERDE. ET JE LE PROUVERAIS!!! »


http://nsa15.casimages.com/img/2010/06/08/100608075503902949.png

Laurent, photographe exalté...


Pour comprendre ce soucis existentiel, il faut expliquer la situation : Monsieur Demarchelière et Julie se battent pour obtenir l'exclusivité du contrat d'Elisa, censée devenir le grand mannequin du futur. Laurent doit donc choisir entre garder son indépendance (et donc les droits sur sa petite protégée en plus de son intégrité artistique) ou collaborer pour Lipstick, dans lequel travaille sa femme... troisième problème.

 

http://nsa15.casimages.com/img/2010/06/08/100608075630176176.png

http://nsa14.casimages.com/img/2010/06/08/100608081735673210.png

Julie (Marie-Christine Demarest) et Monsieur Demarchelière, old school.


Heureusement, au milieu de ce grand bazar, la sitcom est peuplée de toute une peuplade de seconds couteaux de qualité. On notera tout d'abord la présence de Jean Sarrus himself, qui apporte une touche nanardesque à la série de par son passé de charlot.

 

http://nsa14.casimages.com/img/2010/06/08/100608081313692573.png

Les Charlots rules !!!


Il joue pendant quelques épisodes le patron du bar, mais n'est malheureusement pas assez exploité. Il réussit tout de même à résumer la sitcom par cette magnifique phrase : « Le monde est remplit d'amoureux qui se disputent... et se réconcilient. »

Autre personnage qui vaut le coup, Anthony Debaeck. On a déjà pu l'apercevoir dans les sitcoms Premiers Baisers ou Hélène et les garçons, dans lesquelles il joue invariablement le rôle d'un petit bourgeois. Ici encore, il joue le petit ami de Marie-Charlotte, intello vantant les qualités du Cuirassé Potemkine (considéré par les neuneus du monde d'AB comme un film ennuyeux...)

 

Les plans pourris de Marie-Charlotte... 


« Oui c'était sympa mais moins fun que sur Hélène »


Dans l'équipe de Laurent, on notera la présence de la très jolie et adorable Caroline Taxi Hème, déjà vue dans le Miel et les Abeilles (Lolo Be Bop) et dans la fin d'Hélène et les Garçons (Taxi). Elle y joue la styliste. Un peu en retrait dans Elisa, elle donne l'impression de s'ennuyer. C'est ce qu'elle confirme aujourd'hui lorsqu'on lui demande de nous reparler d'Elisa : « Oui c'était sympa mais moins fun que sur Hélène. »


http://nsa15.casimages.com/img/2010/06/08/100608075836245440.png

Trop de sitcoms tuent les sitcoms pour Caroline Hème...


Ce n'est pas le cas d'Omnès, le (la) coiffeuse. La folle de service nous fait un remake de Gérard des Filles d'à côté, mais en bien plus trash. Pour en savoir plus sur lui, lire l'interview qu'il a accordé aux sitcomologues. L'autre coiffeuse n'est pas très importante dans la série, mais les fans des Années Bleues reconnaitront que c'est elle la fameuse « blonde explosive ».

Les mannequins sont, à l'image de la « vraie vie », insignifiant(e)s.


Le coup de la réplique de la page 327 du Petite larousse : "à la lettre R, définition du mot ridicule, comme toi... ouais ben tu devrais l'apprendre quand tu te regarderas dans le miroir"


Deux anomalies restent à expliciter dans Elisa un Roman Photo. Tout d'abord, le cas (litige?) Julien Courbet. Véritable guest star de la série, il joue son propre rôle.


http://nsa15.casimages.com/img/2010/06/08/100608080507580252.png

Un litige Monsieur Courbet ?


Muni de sa veste imper, c'est un séducteur. Mais on ne sait à quel degré prendre le Courbet. Ce sera quoiqu'il en soit sa seule et unique participation en tant que comédien, mais aussi une bonne occasion pour lui d'être invité aux Enfants de la Télé. Et ainsi la joie de rire avec Arthur de ce grand moment de télévision. Ha ha ha...


Putain de litige pour Julien Courbet avec Delphine Malachard : "qu'est-ce que z'est, z'est pour nous ?


L'autre anomalie de la sitcom est la présence d'un certain Lemon joué par un inconnu au doux nom de ***. Une fan (la seule ?) s'exprime sur le forum des sitcomologues sur le cas Lemon : « Oui,j'aime Lemon alias ***. J'aime son brushing imposant, son bronzage bahamas, son sourire carnassier (ah!!! ces dents!) et surtout sa façon de parler si....Lemonesque!!!! (…), Lemon, what else ?) »

 

A quoi sert ce personnage ? Bonne question, car de toute façon, les scénaristes vont vite l'abandonner... dommage, ça aurait fait un super petit ami pour Elisa.

 

 

Soyons plus sérieux. Au journal Lipstick, c'est Monsieur Demarchelière qui tire les ficelles. Incarné par Serge Maillat, acteur étiqueté ancienne école (Les Rois Maudits...) qui est de l'avis de toutes un vrai beau gosse. On ne comprend pas très bien le rôle d'Elsa De Breyne (7) qui joue la rédactrice en chef.


http://nsa15.casimages.com/img/2010/06/08/100608080803943682.png

Non cette série n'est pas partenaire de bourgeoise.com


Apparemment c'est une vipère : c'est elle qui soumet l'idée au patron d'utiliser les soucis conjugaux de Laurent pour le coincer. En effet Rebecca, après avoir fait des photos avec Laurent à Deauville, revient à la charge... mais Laurent ne craque pas pour son ex. C'est là que l'assistant de l'assistant de Laurent, Greg, se lance dans un nouveau job : paparazzi. Il réussit à prendre en photo Laurent et Rebecca entrelacé dans un parc.


http://nsa14.casimages.com/img/2010/06/08/100608080931982259.png

Cocue mais joyeuse la Clara !


Voilà le moment clé de la sitcom, là où tout s'accélère. Les photos chocs sont découvertes par Clara, qui les placarde de manière ostentatoire dans tout le loft. Elle lui écrit une lettre, dans laquelle elle lui exprime son ressentiment : «Tu n'aimes que le mensonge... tu es un mensonge. »


Alexis Dupuy pète les plombs. "Quel CONNARD". Ne jamais proposer du thé en de tels moments..

Laurent est ainsi un homme brisé et se venge brutalement sur Greg. Malheureusement la série s'arrête là. Il n'y aura jamais de saison 2. Fausse fin de l'histoire. Dommage...


L'après Elisa ?


La plupart des « comédiens » de la série n'en étaient pas vraiment, comme souvent chez AB. C'est pourquoi beaucoup ont quasiment disparu de la circulation. Impossible par exemple de savoir ce qu'un Alexis Dupuy est devenu. Il est probablement reparti en Catalogne, où l'on espère qu'il profite bien du climat. Déjà à Télé Club Plus il déclarait en avoir marre de Paris et de son taf de comédien : « Ce que je veux c'est tout simplement m'éclater dans ma vie. Continuer à voyager, poser, jouer la comédie. Je n'ai que deux regrets aujourd'hui : ne pas faire assez de surf et habiter paris. Je préfère largement Barcelone, le climat y est plus agréable, il y a la mer, tous mes amis, et je trouve dans l'ensemble les gens plus sympas, plus ouverts qu'en France. En ce qui concerne le surf, j'ai découvert ce sport en Californie, il y a une quinzaine d'années. A cette époque, j'étais lycéen là-bas et je m'amusais comme un fou. Je ne suis pas un champion mais je m'amuse bien avec ma planche. Dès que je peux, je vais surfer pour me détendre. »

Pour l'héroïne de la série, c'est le mariage qui a pu la tirer de cette impasse. Mariée au beau et riche Carlos da Silva (8), on ne se fait guère de soucis pour elle. Même chose pour Alice Evans, qui a en plus eu l'avantage d'être étrangère et donc hors de portée de l'étiquette AB. On a même pu la revoir dans la série Lost !

Autre comédienne qui a réussi à s'en tirer, Sylvie Weber, (re)devenue Sévy Weber, qui tourne dans l'inénarrable série Plus Belle la Vie.

 

http://www.plusbellelavie.org/design/habitantsk/emmanuelle2.jpg

D'Elisa à Plus Belle La Vie, il n'y a qu'un pas...


Morgane Le Tac quant à elle semble avoir réussi ses études : elle bosse à France Inter mais n'a malheureusement pas souhaité répondre à notre demande d'interview (surement la peur de représailles d'un certain Philippe Val)

Enfin, la belle Delphine Malachard est devenue Delphine de Turckheim... elle est riche et encore présente à la télévision. Putain d'aristos. (9)

Du côté des garçons, c'est la lose. Hervé Noël est, ironie du sort, devenu photographe professionnel. Jérôme Brunner s'est de son côté reconverti dans le secteur de l'horlogerie. (10)

Enfin Benjamin Kaufols est porté disparu … seul Anthony Debaeck a pu tirer son épingle du jeu et faire une honorable carrière, mais à l'étranger. (11)


http://nsa15.casimages.com/img/2010/06/08/100608081839801670.png

Bonne idée le coup des horloges...


Mais laissons le dernier mot à Alexis Dupuy, qui répondait à ceux et celles qui seraient tentés par le mannequinat après visionnage d'Elisa : « Il faut savoir que c'est un métier difficile, il faut faire beaucoup de castings, ensuite attendre la réponse. C'est parfois angoissant. On peut travailler trois semaines de suite et ne rien faire pendant un mois. Parfois le mannequin n'est pas considéré comme un être humain mais comme un objet. Ce n'est pas toujours évident à digérer ! En contre-partie, c'est un métier agréable car on rencontre beaucoup de gens, on voyage et on est bien payé. On jouit d'une grande liberté, c'est le rêve. Mais il ne faut pas se laisser duper malgré tout et garder les pieds sur terre. Enfin il faut savoir aussi que peu de personnes sortent du lot : beaucoup tentent de faire ce métier mais peu d'entre elles sont sélectionnées. La lutte est rude ! »

 

 

1- Pour en savoir plus sur Daniel Moyne

2- Pour revivre ce grand moment sitcomologique, Elisa sur le forum des sitcomologues

3- Pour trouver l'ensemble des résumés AB d'Elisa : AnimesGuides

4- Cecil Maury a un myspace

5- Terminologie pour qualifier les membres du forum de la Trilogie, véritable référence dans l'univers AB du net.

6- Les articles de Télé Club Plus concernant Elisa un Roman Photo ont été trouvé sur ce forum : http://universab.tonempire.net/

7- Pour voir Elsa aujourd'hui

8- L'article sur son mariage

9- Delphine... en Turckheim

10- Pour Hervé Noël et Jérôme Brunner, les informations sont visibles sur leurs facebooks.

11- Son site (bien foutu)

Par Les sitcomologues - Publié dans : Sitcom AB - Communauté : Sitcom AB
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 14:41
APPEL UNITAIRE A TOUTE LA POPULATION AB DU NET

MANIFESTE DE LA SITCOMOLOGIE A L'INTENTION DE MONSIEUR AZOULAY

Monsieur Jean-François Porry, nôtre Maître à tous, nôtre Dieu,

Nous exigeons pour le futur spin-off que vous allez réaliser
:

1 - Le retour à l'esprit sitcom, avec plus d'humour, seulement quelques décors, des rires enregistrés et des acteurs sortis de nulle part comme vous avez si bien su le faire par le passé.

2 - La cessation de toutes prises d'otages, de kidnapping, de meurtres, de FARC...etc. Nous voulons un retour aux valeurs de "l'Univers AB" : 50's, jus d'orange et cafèt'.

3 - Le retour en guests de nos anciens héros de sitcoms. Rochelle Redfield notamment, mais aussi Christophe Rippert, Joël Cresson et les autres.

4 - Un rôle de figurant pour Aurélien Fleury, alias Inconnu25, parce que ça vaudrait le détour.

5 - La destitution des personnages suivants : Linda Lacoste et Manuela Lopez. Nous proposons aussi un moratoire sur les accents de Tom Schacht et d'Annette Schreiber.
Nous appelons tous les amateurs de sitcoms AB à nous rejoindre : forums, blog, groupes facebooks, associations, partis, clubs... Rejoignez-nous !

Signataires :
SUD Sitcomologie, Les sitcomologues révolutionnaires, la LRS (Ligue Rippertiste Sitcomologique), l'UDR (Union des Rippertistes) les duprayistes, les redléristes, les marxistes-azouléens, les sevestristes, le CDAFD (Club des Amis des Fausses Dents)


Par Les sitcomologues - Publié dans : Billet - Communauté : Sitcom AB
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Présentation

  • : Le blog des sitcomologues
  • Le blog des sitcomologues
  • : Une nouvelle science sociale destinée à l'étude des "sitcoms AB" par une équipe de chercheurs connue sous le nom des sitcomologues : Articles, biographies, interviews, photos et vidéos des protagonistes de nos sitcoms préférées. Sérieuse, parodique et critique, la communauté des sitcomologues décrypte l'univers AB sans concessions. Bonne plongée au cœur des 90's
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Forum de la sitcomologie

sitcom10---Copie.png

Catégories

Flux RSS

  • Flux RSS des articles

Rechercher

Devenir fan de la sitcomologie

La sitcomologie sur Dailymotion

Les vidéos de sitcomologie sur Dailymotion

On parle de la sitcomologie

 

http://profile.ak.fbcdn.net/hprofile-ak-snc4/50257_48247048883_4289913_q.jpg

 

http://a3.twimg.com/profile_images/1588266587/logo_les_critikeurs_normal.png

 

logo-lesinrocks-192x58.png

 

http://www.maisondesvictimes.asso.fr/img/d2186ac740f408bdd11b51b7060e0230806491d1.png

 

http://profile.ak.fbcdn.net/hprofile-ak-snc4/372797_39352611906_1825760481_q.jpg

http://www.doyoubuzz.com/images/css/general/presse/lci.gif

http://profile.ak.fbcdn.net/hprofile-ak-snc4/71115_77978221232_3240539_q.jpg

Comité de défense de la Nuit des Sitcoms

touche10---Copie--2-.png

Hellocoton

Blog culture&cuisine d'une sitcomologue

marie-blog.PNG

La Culture Inavouable

culture-inavouable-copie-1.PNG

Nanarland

nanarland.jpg

Blog 90's

smelles-like-spirit.jpg

Generation Souvenirs

logo2.jpg

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés